Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on Mar 26, 2015 in Conseils SEO | 0 comments

A quel point les performances de vos sites sont importantes pour le SEO ?

A quel point les performances de vos sites sont importantes pour le SEO ?

La première conférence du SEO Campus nous a été présentée par Guillaume Giraudet et Sacha Morard, un ancien responsable SEO et ancien CTO du Parisien, et aujourd’hui respectivement Président de 209 Agency et DG de Moarty

Le ton a été donné car le nom de la conférence a été sujet à débat et aurait pu s’appeler « A quel point les performances de vos sites sont importantes pour l’expérience utilisateur ? »

Web performance et référencement ou web performance et internautes ?

La conférence a commencé sur une question : est-ce que les actions sur mon site ont un impact sur Google ?
Les deux référenceurs n’ont pas apporté de réponses à cette question, c’est pourquoi nous avons eu un chat avec une cravate.

chat avec une cravate jaune

Trêve de plaisanterie, avant de penser aux positions et aux moteurs de recherche, il est nécessaire de penser aux internautes. C’est pourquoi, on parle aujourd’hui de SEO pour l’internaute, mais pas pour le moteur.

Il est nécessaire de travailler le référencement en amont, car bien souvent il est travaillé trop tard en aval. Posons-nous quelques questions simples avant tout démarrage de projet :

  • Pourquoi on souhaite optimiser le site ?
  • Pourquoi on souhaite optimiser le temps de chargement ?
  • Comment faire pour afficher les pages plus rapidement ?

Toutes ces questions renvoient vers l’expérience utilisateur et il sera possible de suivre toutes ces indications grâce aux KPIs, ces marqueurs que l’on pose sur le site afin de suivre des données. Nous avons des KPIs classiques, ceux que l’on trouve dans l’Audience sur Google Analytics, des KPIs de suivi de performances (temps de réponses du site, crawl, temps de réponses via GWT) ou encore des KPIs avancés définis avec et sans le client pour connaître les sources d’audience, la géolocalisation, le téléchargement d’applications, CPC, CTR, suivi e-commerce, etc.

Pourquoi une page est lourde à charger ?

Aujourd’hui, le poids des pages a augmenté de 200% par rapport à une dizaine d’années. En effet, ce sont les images qui représentent 60 à 70% du poids de la page. Et aujourd’hui, rares sont les sites qui n’ont pas une image.

Sur les sites médias par exemple, on se retrouve avec de plus en plus d’images et d’informations donc le poids des pages est en augmentation. Cependant de l’autre côté de l’ordinateur, nous avons l’internaute qui est lui, de plus en plus impatient.

Le constat est simple : plus le temps de chargement augmente, plus les internautes partent.

Les KPIs permettent donc de mesurer une déperdition qui est en augmentation.

Comment optimiser sa page pour conserver ses internautes ?

Au delà d’un aspect purement SEO, GWT indique depuis 2009 les temps de chargement de page pour une meilleure expérience utilisateur.

Comment mesurer la performance de ses pages ?

Quelques outils nous ont été présentés par Sacha Morard. Tout d’abord, pour faire un diagnostic de son site :

Il est également possible d’utiliser des outils RUM (Real-User Monitoring), c’est à dire insérer un bout de code en JavaScript qui va servir à interfacer avec l’API du navigateur.

  • Google Page Speed et Google Analytics possèdent ce système. Ils sont suffisant pour l’analyse SEO d’un site, mais souvent très limités si l’on est un technicien qui souhaite avoir plus de données.
  • PINGDOM (outil payant à 13$/mois pour 100 000 pages vues)
  • Webperf.io

Comment optimiser ses pages ?

Après avoir analyser le temps de chargement et les performances globales de la page, que faut-il optimiser pour qu’elles répondent aux attentes des internautes ?

Retour sur le fonctionnement d’un appel de page par un internaute : quand une page est appelée, une requête est envoyée au serveur. Le serveur déchiffre cette requête et la transforme en HTML. Le serveur envoie le HTML sur le réseau et ensuite la page se charge dans le navigateur avec les autres données comme le CSS par exemple.

Deux optimisations possibles à faire :

  • L’optimisation Back-end
    Cette optimisation n’est surtout pas à négliger. D’après une étude de Moz, quand le « time to first byte » est sous 500ms, on a plus de chance d’être bien référencé. Le « time to first byte » étant le temps où le premier bit est reçu dans le navigateur.
    Afin d’optimiser ses performances, il faut commencer par une étude du code : PHP, Java, JS, etc. et il faut l’optimiser au maximum. Le plus lourd reste les appels à la base de données. Si ces appels sont trop nombreux, la base de données a du mal à renvoyer toutes les réponses rapidement. Il faut donc mettre en place des caches serveurs. Comme des caches de navigateurs, les caches serveurs ont pour but de retenir des informations sans faire appel au serveur qui est derrière afin de gagner du temps. Grâce à la mise en place d’un CDN (Content Delivery Network), système que tous les sites de journaux français utilisent, les pages sont bien plus rapidement délivrées.
  • L’optimisation Frond-end
    Une page web, ce sont de multiples éléments.Prenons l’exemple de la page d’accueil du Parisien : en 2013, le temps de chargement de cette page était de plus de 12 secondes, et il n’y avait pas de version mobile, donc autant dire que la perte d’internautes devait être quelque chose.
    Cette page est une page à rallonge qui concentre beaucoup d’informations et surtout beaucoup d’images, mais qui génère 1 million de visites et 3 millions de pages vues par jour. Il a donc été intéressant de faire une analyse, grâce aux KPIs des différents blocs qui composent cette page.Par la mise en place de différentes actions :

    • La compression des images (deux approches : « lossless » ou « lossy »),
    • L’utilisation du « Lazy Loading »,
    • Un travail sémantique du HTML et du CSS,
    • Un gros travail d’optimisation du JS,
    • Une attention particulière sur les entêtes de cache et les pages 404
    • L’activation de l’autocompression des serveurs

    Ce fût un véritable gain de performance.

Quels résultats concrets après une optimisation des performances ?

Pour la page d’accueil du Parisien, c’était 12 secondes de chargement, après optimisation, elle est passée à 5 secondes.
Le pari est gagné !

Sur un test de 6 mois, les conséquences se sont faites ressentir.

En effet, non seulement, la page d’accueil gagne 7 secondes de chargement, mais en plus les visites depuis les moteurs de recherche ont doublé. Les termes génériques comme « info » ou « actualités » sont mieux positionnés et donc génèrent plus de visites. Le taux de rebond a quant à lui diminué, on passe de 54% à 46% sur la home.

Le temps passé cumulé est multiplié par deux et le taux de crawl (via Botify) est également amélioré.

Donc « Web performance et référencement » ou « web performance et internautes » ?

En conclusion, cette conférence instructive sur un cas concret nous a permis de voir et d’appuyer sur des axes de réflexion déjà en court depuis un moment.

Il faut penser aux moteurs de recherche lors de la création d’un site internet, mais il ne faut surtout pas négliger l’expérience utilisateur.

C’est également pour cette raison que le référenceur, chargé de projet SEO, le webmarketeur (réussissons à nous trouver un nom !) doit intervenir dans le projet dès le début afin de penser à la fois aux moteurs de recherche mais aussi aux internautes.

A propos de

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *